HONG KONG (Reuters) – Tencent Holdings a fait état mercredi d’un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et d’un recul de ses ventes pour la première fois depuis un an, pénalisé par les mesures gouvernementales sur les jeux vidéo, la crise sanitaire et le ralentissement de la croissance économique.

Cette baisse est un revers pour le géant chinois du jeu vidéo et des médias sociaux, propriétaire de la plateforme de messagerie WeChat. Depuis son introduction en bourse en 2004, le groupe a enregistré une croissance à deux chiffres presque tous les trimestres. Mais le durcissement de la réglementation chinoise dans le secteur technologique, entamé fin 2020, freine désormais l’expansion.

La société a déclaré que ses revenus avaient chuté de 3% à 134 milliards de yuans au cours du trimestre clos le 30 juin, contre 138,3 milliards de yuans un an plus tôt.

Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a chuté de 56% à 18,6 milliards de yuans, en dessous de l’estimation des analystes de 25 milliards de yuans.

« Au deuxième trimestre, nous avons activement quitté les activités non essentielles, rationalisé nos dépenses de marketing et réduit les dépenses d’exploitation », a déclaré Ma Huateng, directeur général de Tencent.

Tencent a perdu près de 60% de sa valeur marchande depuis son pic de février 2021 après la répression réglementaire de Pékin contre l’influence des grandes entreprises numériques. Pourtant, la société a maintenu sa place au sommet de la capitalisation boursière en Chine avec des ventes de 373 milliards de dollars.

Les revenus des jeux en ligne, principal moteur des bénéfices, ont chuté en Chine et à l’étranger, avec une baisse de 1 % sur les deux marchés. Tencent n’a pas encore reçu de nouvelle licence de jeu des régulateurs chinois, qui ont temporairement suspendu les permis.

Ses services de médias sociaux ont vu leurs revenus augmenter de 1 %, WeChat rapportant davantage grâce à son contenu vidéo.

Tencent a rapporté 18,6 milliards de yuans de revenus publicitaires au deuxième trimestre, en baisse de 18%, les annonceurs restant prudents avec leurs budgets.

(Reportage Josh Ye; version française Elena Vardon, édité par Kate Entringer)

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