Il y a beaucoup de choses qui se passent très rapidement tout au long de la grande finale de sagas qu’est Star Wars : Rise of Skywalker, dont certaines sont plus qu’un peu désordonnées. Mais ce n’est pas un poste où nous allons entrer dans tout ça. Non, nous sommes réunis ici pour discuter de l’indiscutable star du film, et du mignon petit gars de cet épisode de Star Wars : Babu Frik. Il est petit, il est grincheux, il a des mains habiles, il parle sa propre langue (parlée par la grande écossaise Shirley Henderson), et il est béatement non impliqué dans les diverses tentatives du film pour se disputer les conflits de la Guerre des étoiles. Nous avons le regret de dire que nous l’aimons.

Babu, comme ses amis (que nous avons décidé de nommer nous-mêmes) pourraient l’appeler, est un petit droïde qui traîne avec Zorii Bliss, la fille au casque de Keri Russell, sur sa planète enneigée, et qui s’avère être crucial pour l’intrigue du film car il peut recâbler C-3PO et lui permettre de traduire la langue Sith, ce qui permettra à Rey, Poe et Finn de trouver un appareil qui les mènera à l’emplacement potentiel de l’Empereur Palpatine ou quelque chose comme ça. Heureusement, à part ses compétences cruciales de droïde, Babu n’a pas besoin de pontifier sur le complot, et se contente surtout de s’occuper de C-3PO et, dans le processus de redémarrage, de mettre en place quelques petites blagues idiotes sur le fait que 3PO ne peut plus se souvenir des choses. Babu est surtout remarquable pour le fait que ses mains sont disproportionnellement plus grandes que son petit corps, et qu’il se déplace comme un personnage de Star Wars à l’ancienne, avec le genre de marionnettes pratiques que vous pourriez voir dans une cantine, par exemple.

Mais ce qui rend Babu Frik si charmant, c’est précisément qu’il est pratiquement inutile à l’intrigue. Une grande partie de The Rise of Skywalker est consacrée à l’exposition, à des personnages débiles annonçant qu’ils doivent soudainement aller d’une planète à l’autre, criant à propos de divers MacGuffins en forme de prisme, ou déchargeant de brèves informations sur leur histoire avant de charger dans la bataille. Babu, par contre, ne fait que vous rappeler que la galaxie de Star Wars est pleine de tant de créatures étranges que nous n’avons pas encore rencontrées, et qu’il y a un certain plaisir à les voir exister. Il est semblable à Baby Yoda, qui est sans doute plus mignon, mais sans le poids des traditions et du mystère de Star Wars qui pèsent sur Baby Yoda. Nous savons que Bébé Yoda devra être important dans le grand schéma des choses parce que nous avons déjà rencontré un membre très important de son espèce. Babu Frik est important surtout parce qu’il peut arranger les choses et qu’il semble amusant.

Babu Frik est également l’une des parties de Rise of Skywalker qui ressemble le plus au film précédent, The Last Jedi, qui était rempli de créatures bizarres et drôles dans le monde des casinos de Canto Bight, avec les porcs si mignons et, bien sûr, les nonnes poissonnières qui jugent mal. Ce film a peut-être énervé une petite partie, mais très bruyante, des spectateurs de Star Wars en prenant des décisions audacieuses sur les personnages centraux du film, mais il a montré un intérêt encourageant pour l’élargissement de la portée de son univers. Écoutez, Rian Johnson semblait laisser entendre qu’il y a tellement d’autres choses cool au coin de la rue si vous arrêtez de vous concentrer sur ces fichues familles dynastiques sensibles à la force pendant une seconde. Reprenant le flambeau de Johnson, Abrams se concentre presque entièrement sur les familles sensibles à la force, au détriment de ce film, et aussi d’une manière qui réduit le champ de vision de la franchise. Si vous ne faites pas de détour par les Skywalkers pour aller dans d’autres recoins de la galaxie, où emmenez-vous cette série une fois la saga des Skywalkers terminée ?

Babu Frik est loin d’être assez important pour décrocher son propre film, mais à mon avis, des créatures comme lui sont la réponse la plus intéressante possible à cette question. La chose que Star Wars a, en dehors de sa grande mythologie, c’est tout un terrain de jeu rempli d’êtres spatiaux bizarres, de planètes et de coutumes dans lesquelles Disney pourrait se promener, si seulement ils pouvaient s’éloigner des histoires sur leurs personnages les plus reconnaissables pendant une seconde. Peut-être que cela ne leur donnerait pas les garanties qu’ils veulent au box-office, mais il y a certainement une circonscription qui voudrait voir plus d’êtres bizarres comme Babu Frik. Peut-être qu’il y a une histoire dans la façon dont Keri Russell et lui se sont rencontrés. Peut-être que c’était après qu’elle ait traversé la galaxie pour poursuivre un gars quand elle allait pour la première fois à l’université de l’espace, et qu’elle ait dû décider entre lui et un autre gars et qu’elle ait enregistré beaucoup de notes vocales à ce sujet. Je réalise que c’est juste Felicity : Dans l’espace, et avec Babu Frik, et je ne vois rien de mal à ça.

babu frik

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